Abstract
La présente réflexion analyse la politique de l'écriture du discours politique en tant que stratégie narrative dans la quête de la liberté individuelle et collective. Des formes d'expression s'activent dans ce roman nokanien et témoignent de l'interaction entre le réalisme et le texte fictif. L'engagement politique du romancier participe essentiellement de la reconfiguration de l'espace discursif autour de cette cruciale question. La violence subie par le personnage de Kôssia, la transgression des pratiques discursives et la subversion des codes romanesques préétablis facilitent la décompartimentalisation de l'expression littéraire. Notre propos consistera à montrer au regard de la théorie narrative développée par Gérard Genette dans « Discours du récit, essai de méthode » que l'écriture de Nokan traduit les réalités africaines à travers une esthétique littéraire iconoclaste.